Samedi 8 février : check up de Chapelon Rouge

Réceptionnée par l'ami Pierre en décembre en Côte d'Or à Selongey ( pour l'ancedote et la coïncidence la patrie de SEB et des cocottes minutes )en vue d'assumer du service actif à Houdeng mais aussi sur les réseaux amis, la machine a subit sa première auscultation approfondie à l' AC FLZ du PTVF* répondant à la complaisante et attentionnée invitation de Jean Marc Hotton.  Après un premier examen visuel et méticuleux la locomotive construite en 1994 semble saine : un essieu présente du jeu, les bielles motrices également mais ces défauts ne paraissent pas redoutable et empêcher une exploitation cette année.  Dans quelques semaines suivront l'épreuve hydroulique** et, enfin...une première chauffe

 
* AC abréviation utilisée en Belgique à la SNCB pour Atelier Central

 FLZ à l'époque du média terriblement rapide qui s'appelait télégraphe et où on écrivait en abréviation ( on en est toujours pas loin quand on lit les SMS actuels ), les gares belges étaient reprises sous leur abréviation parfois surprenante p.e. FLZ désignait Leuze, GT Haine St Pierre, GLI la gare industrielle de la Louvière etc.

PTVF : pour Petit Train à Vapeur de Forest

** L'épreuve hydraulique est imposée par la législation ( c'est aussi une simple et prudente précaution, n'oublions pas que nous sommes en face d'un générateur de vapeur de plusieurs litres sous pression de 6 ou 8 bars selon ) : la chaudière est remplie d'eau et pressée à une fois et demi sa pression d'utilisation, pression maintenue 20minutes pendant lesquelles aucune fuite ou suintement ne peut se présenter !

NB. :Chapelon rouge n'est pas une faute de frappe mais l'évolution d'un surnom : comme vous le savez dans les premiers temps du chemin de fer, les machines portaient un nom, le plus souvent d'ailleurs un surnom, dans cette tradition, vous trouverez sur le réseau " Germaine ", " Adolphe ", " L'Increvable ", " L'Arlésienne " et la livrée colorée de la Corpet me l'avait fait surnommer " Chaperon rouge " subtilement rebaptisée par l'ami Jean Marc Hotton, en l'honneur du grand ingénieur, " Chapelon Rouge "  

Vendredi 7 février 2014, après avoir construit un plateau de chargement adapté au coffre de la Demio on présente la machine devant la rampe de chargement...et patatras, les chasse-pierres posés un peu bas et inamovibles empêchent la montée sur la rampe : impossible de déménager notre machine !
Bien heureusement, une table élévatrice mise en oeuvre a permis l'ascension et la translation dans le coffre sans peine. Du sol sur la rampe sans problème, on lève au bon niveau et hop on enfourne !
A Leuze, une table de travail attend " Chapelon Rouge "...et ici ce sera la voiture qui sera soulevée pour être mise à bonne hauteur ( voir cric hydraulique en bas à droite )
Premières vapeurs : oh que non, cure de beauté sous forme d'une pulvérisation de pétrole par la main experte et attentive de Jean Marc
Non, nous ne sommes pas dans un donjon où " Chapelon Rouge " est enchaînée mais suspendue à un palon pour lui permettre un toilettage et une auscultation complète . Pierre-Marie semble intrigué !
Coup d'œil indiscret sous les jupes de la belle ( vue que l'on ne verra jamais en temps habituels : la roue droite au-dessus est la roue présentant du jeu. A remarquer la pompe volumineuse au-dessus du premier essieu et l'excentrique entraînant celle-ci solidaire de l'essieu médian
Et un dernier nuage avant de se quitter A la semaine prochaine Et grand merci à Jean-Marc pour son aide efficace et ses excellents conseils. Merci aussi à sa charmante épouse pour le bon accueil prodigué. Et à la semaine prochaine pour la suite

Samedi 18 janvier

G.R.G. pour la petite Ruston qui mérite bien le surnom d'increvable.  En effet à ma grande surprise et malgré les bousculades et les mauvais traitements subis dans sa carrière notamment sur le réseau houdinois qui, à l'époque, était en état d'abandon et sous la conduite de son machiniste à la main lourde.

La Ruston sur la table d'opération : la Ruston est l'ancêtre de la Planet. Cette dernière diffère de la Ruston par une carrosserie mieux détaillée mais en a gardé la technologie simple et robuste
Mise sur le flanc la trace des mauvais traitements, carters des moteurs plus qu'éraflés et même les anneaux de passage d'axe ( en jaune ), les engrenages sont nickels si ce n'est que les interstices entre dents sont remplis de terre et poussière agglomérées ( en rouge ). Les suspensions ( on voit les ressorts sous le " châssis " du groupe essieu/motorisation sous l'essieur ) sont intactes contrairement à ce que je craignais
Châssis poussiéreux mais intact, la carrosserie a légèrement souffert ( en jaune ), la traverse avant porte des traces des mauvais contacts ( en rouge )
Une brosse à dent un peu particulière
Un coup de clef sur chaque écrou
le seul point douteux, l'attelage arrière qui avait été sérieusement touché lors d'un méchant déraillement où la Ruston s'est retrouvée toujours debout mais à côté de la voie...en sens inverse
Profitons au passage pour vous montrer l'électronique embarquée, une classique carte 4QD

Vendredi 10 janvier 2014

De bonnes nouvelles :

Lors de son assemblée générale annuelle du 10 janvier 2014, le Club Ferroviaire du Centre ( actuel gestionnaire du réseau ) a manifesté, à l'unanimité, son désintérêt total pour le réseau de jardin houdinois ( reconnaissant ainsi la situation de fait ) et son accord tout aussi unanime de céder la gestion et l'exploitation de celui-ci à une équipe totalement autonome et indépendante dont, par ailleurs, plusieurs membres restant proches du Club Ferroviaire du Centre permettront à l'avenir une heureuse collaboration et des échanges fructueux. Un communiqué officiel du Président du CFC suivra.

...Yapuka fonder l'équipe et...travailler ! 

Samedi 14 décembre

Sous le pâle soleil de décembre, circulation d'essai de l'increvable Ruston ( la dernière avant sa GRG de janvier ) ; si la partie nord du réseau est " bonne " sauf à un endroit où la voie est flottante mais pose bien au passage des convois, la boucle sud droite est toujours vicieuse et demande un sérieux remaniement. Aussi, à l'instar des conditions hivernales de nos grands chemins de fer, nous avons connu le " pivotage " du au jus des feuilles mortes écrasées sur le rail, comme déjà exprimé : " du vrai chemin de fer " et ses émotions !

Samedi 30 novembre

Temps douteux et veille de St Eloi, encore fêtée dans notre région au si riche passé industriel et industrieux, c'est à 3 ( Geoffrey, Jean Luc et Pierre ) ( excusés :  Richard et Frédéric D., Pierre Marie H, André B. ) que nous avons attaqué la courbe au devers vicieux. Malheureusement, celle-ci devenue nickel, c'est la jonction suivante qui devient capricieuse et je dirai de procher en proche le phénomène s'est reproduit si bien qu'un remodelage complet du réseau doit être envisagé à plus ou moins long terme, il se fera section par section. Suite à un incident en fin de journée, nous attirons l'attention sur une vieille souche toujours présente dans la pelouse nord et actuellement cachée par les feuille ( elle a été samedi rabotée par une Mazda Demio mais reste toujours dangereuse ).

Dès une section ballastée et dressée, c'est la jonction suivante qui faisait la grimace et réclamait à son tour des soins
Ouf, le véhicule est dégagé grâce aux efforts conjugués des pousseurs Jean-Luc et Geoffrey et au lit...de ballast sous la roue, en encadré, la souche vicieuse !
Description

 

 

Entre feuillu et herbeux notre train cherche sa voie !